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Aziz14's blog / divers - Posts
27 December, 200827 December, 2008 Add comment0 comments divers divers
Un autobus emmène des politiciens à congrès. L'autobus quitte la route et s'écrase contre un arbre dans le pré d'un vieil agriculteur. Le vieil agriculteur, après avoir vu ce qui s'est passé, se rend sur les lieux de l'accident. Il creuse alors un trou et enterre les politiciens. Quelques jours après, le shérif local passe sur la route, voit l'autobus écrasé, et demande à l'agriculteur où sont passés tous les politiciens. Le vieil agriculteur lui dit qu'il les a tous enterrés. Le shérif demande alors au vieil agriculteur, "Étaient ils TOUS morts?" Le vieil agriculteur répond, "Bien, certains parmi eux disaient qu'ils n'étaient pas morts, mais vous savez comment mentent les politiciens."
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8 December, 20088 December, 2008 Add comment0 comments divers divers

A l'occasion de l'aid el adha je souhaite à tous les membres de jmaati une bonne fete et que dieu le tout puisssant "yaghfarou lana oua lakoum" koul aam oua antoum bikheir 

TagsTags: aziz 
4 December, 20084 December, 2008 Add comment3 comments divers divers
Icône de la jeunesse algérienne, caricaturiste du journal Liberté, Dilem* dessine l’actualité internationale, mais aussi et surtout l’actualité algérienne. Aussi à l’aise dans son jogging, la casquette vissée sur sa tête, que dans son costume trois pièces, Ali Dilem, 35 ans, assume son franc-parler. Un grand brun, qui impose sa présence et sa force. Une dernière cigarette, et on y va. Devant les caméras, la franchise reste, mais le stress s’installe. Le débat est lancé, Ali Dilem parle, ose et confirme qu’il est "le dessinateur le plus irrévérencieux de la planète", comme le surnomme la presse. Ses dessins sont bruts, directs, mais on comprend qu’il reste extrêmement lucide quant à la complexité et la gravité de la situation. "Si vous voulez que je vous parle de massacres alors j’en parlerai. Mais il faut arrêter tout ce misérabilisme". Difficile de passer à côté des années noires de l’Algérie.C’est ce que nous, journalistes français, avons tendance à retenir trop souvent. En interview, il joue le jeu, explique que la vie est dure en Algérie, qu’il n’est pas en sécurité. En réalité, "la vie est magnifique à Alger, si vous saviez". Dilem désire passer à autre chose, mais les faits restent là. Devant l’interview d’une mère algérienne qui pleure son enfant, il s’émeut. Devant le récit de jeunes Algériens qui n’ont qu’une idée en tête, quitter leur pays, il se révolte. "J'ai honte que mon pays soit vu de cette manière. Mais je n’en veux pas aux médias français. J’en veux à ceux qui ont donné l’envie à 30 millions d’Algériens de foutre le camp". L’Algérie, ce n’est pas que des massacres, le voile humoristique que Dilem parvient à poser sur le papier en est la preuve. Tout commence en octobre 1988. L'Algérie est alors en proie à de violentes émeutes. A l'époque, Ali a 20 ans: "C'est là que je me suis découvert une âme un peu contestataire". Une façon de porter la voix des jeunes, de "ces jeunes que l’on n’entend pas". On parle de démocratie, mais les mêmes personnes restent au pouvoir. "Je pensais au devenir des autres". Dans un esprit de continuité, il décide de rester fidèle à la pensée d’octobre 1988. Son métier, il le dit, "c’est un plaisir un peu cynique, jouissif". Bouteflika, les généraux, les islamistes, le Proche-Orient, les élections… L’actualité est passée au crible et se redessine sous le coup de crayon de Dilem : "C’est de l’irrévérence mais pas de l’indifférence". Chaque dessin reflète à la fois rage et humour. "Le Président, je le présente petit, ce qu’il est. Les généraux gros, ce qu’ils sont. Les islamistes méchants, ce qu’ils sont aussi. Je fais une petite lecture assez premier degré des personnages". Debout dès sept heures du matin, Ali Dilem décortique toute la presse du jour : "Voilà ce qu’il y a pour demain. J’essaye de prendre ce qu’il y a de plus grave dans l’actualité. Je n'invente rien, et je ne m’écarte jamais trop de la vérité". Son métier, il le vit comme un journaliste, mais avant tout comme un Algérien. "C’est difficile dans le sens où quand on vous annonce qu’il y a un massacre où 400 personnes ont été égorgées, vous vivez ça en tant qu’Algérien. Ce sont des gens qui pensent comme vous, qui parlent comme vous, qui ont pratiquement eu le même vécu que le vôtre". Exorcisme. "Mes dessins sont comme un cri de douleur que je crache sur une feuille de papier", une façon thérapeutique "d’exorciser" les sentiments qu'il ressent face à l’actualité de son pays. Un devoir ? Pas vraiment. Une passion ? Certainement. En tout cas, l’envie de se détacher des événements, une sorte de dimension parallèle qu’il créée pour alléger le poids de l’actualité."Cela ne veut pas dire que j’en ai rien à foutre. Je ne me moque pas". Pour un grand nombre d’Algériens, ses dessins restent une manière d’oublier le poids des années, le poids des massacres, le poids d’une politique plus que critiquée. "Je suis conscient de la place que peut avoir un jeune dessinateur qui dit ce que pensent tous les Algériens," avoue-t-il. Mais il reste humble. Peur d’admettre le poids de la simplicité de ses dessins ? "Le poids, je ne tenais pas à le savoir. Justement pour ne pas avoir cette responsabilité sur moi". Les multiples procès "ne me dissuadent comme ne m’encouragent pas" à continuer de dessiner. De toute façon, son dessin du jour est attendu. Dilem évoque ses prises de position, la censure, Khalifa. Et L’Année de l’Algérie. Pour lui, un non-événement. "Aucune importance. Pour moi, c’est wallou. Le cœur n’y ait pas, l’esprit encore moins". D’après lui, le concept permet de poser un regard différent de l’Algérie vue de France. "Je trouve ça malsain qu’on essaye de vendre le pouvoir algérien de cette manière. Le gouvernement dépense je ne sais combien de milliards pour promouvoir une culture que même les Algériens n’ont pas". Ali Dilem défend son pays, et ses dessins montrent au peuple algérien que la vie peut se prendre autrement que par le mauvais côté. Des caricatures où la mort et le malheur d’un peuple sont vus avec un humour criant de vérité.
TagsTags: aziz 
28 November, 200828 November, 2008 Add comment1 comments divers divers

Slim, de son vrai nom Menouar Merabtène, caricaturiste bien connu
   Ce talentueux dessinateur qui fait partie de l’école d’Hergé  , du nom du grand caricaturiste belge Gorges Rémi  a débuté sa carrière dans les années soixante avec une BD intitulée Boutertiga suivie d’une bande humoristique , le journal de M’quidech,  dans le premier illustré algérien Bouzid.
Il a créé les fameux personnages de Bouzid  , « un peu tire au flanc mais brave » et de sa compagne Zina « femme libérée » malgré sa voilette , que nous connaissons tous.
    Voici, dans le désordre , la liste non exhaustive des BD créees par Slim :
    -Zid ya Bouzid
    -Moustache et les Belgacem, 
    -Il était une fois rien 
    - La Boîte à chique.
    Slim a aussi à son actif quatre films d’animation, dont Galal, Gasba et dinars, Bouzid et la superamine et Bouzid et le train. 
   

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26 November, 200826 November, 2008 Add comment1 comments divers divers

 

Fixez le point noir et laissez les formules pénétrer votre esprit. Sous Word, les vibrations du texte ne sont pas une faiblesse de votre écran. Elles sont destinées à fatiguer votre conscience pour provoquer un léger état hypnotique qui facilite l’imprégnation de votre subconscient.
Faites et refaites cet exercice jusqu’au moment où vous sentirez la confiance en vous couler dans vos veines. Associez ces phrases positives à des images d’assurance et de confiance en soi, à des souvenirs positifs. (n.d.e.)


.
J'ai confiance en moi.
Je suis maître de mes nerfs.
Je me domine.

.
Je fais calmement
toutes les démarches
que je dois faire.
.
Mes explications
sont logiques et claires.
Elles vont convaincre
mon interlocuteur.

Dynamisme,

Energie,

Confiance,
.
Calme,

Clarté,

Aisance,

Réussite.


Calme,
.
Sang-froid,

Sourire
 

Gestes calmes et précis.
Pondération.
.
Attitude simple et réfléchie.

Démarche assurée.
 

J'agis selon ma conscience.

Je tiens toujours parole.
.
Ce que les autres pensent de moi
n'a aucun effet sur moi.
 

Je suis fort.
.
Je suis toujours de bonne humeur.
 


Le sourire toujours.

Ceux que je vais voir m'accueilleront avec le sourire,
si je sais leur sourire.
.
Ils m'écouteront
s'ils me sentent sûr de moi.
 

Je suis calme, tout à fait calme.
.
Je reste le maître de la situation.

Tout ira bien.
 

Je me sens fort.

Je suis actif.
.
Je suis Maître des Circonstances.
 

J'aime parler.

Chaque jour je parle
avec une plus grande facilité.
.
Mes associations d'idées
sont rapides et logiques.

Je sais convaincre mes auditeurs.


Mes idées sont claires.
.
Je m'exprime
avec la plus grande aisance.

J'articule bien.

Ma voix devient de plus en plus
chaude et convaincante.


 





 

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26 November, 200826 November, 2008 Add comment0 comments divers divers

Comment
vaincre la timidité

Il faut certes combattre la timidité chez l'adulte qui n'a pas eu la chance de trouver sur sa route, lorsqu'il était jeune, les parents ou les éducateurs qui auraient pu en empêcher l'éclosion.
Mais vous qui avez des enfants, vous devez, dès maintenant, suivre la ligne de conduite que je vais vous indiquer pour éviter chez eux l'apparition de ce handicap douloureux.
La timidité est rarement naturelle. Elle n'apparaît chez les enfants que lorsqu'une éducation maladroite les a rendus défiants de leur propre mérite.
L'enfant ne naît pas timide; il le devient par la faute de son entourage. Il faut donner à l'enfant dès son plus jeune âge le sentiment de ses responsabilités et l’aider à développer son estime de lui-même.
De plus en plus, notamment dans les écoles d’inspiration anglo-saxonnes, les enfants sont poussés à prendre des initiatives et des responsabilités. A l'école ils élisent un président de classe; l'un d'eux est charge du vestiaire, l'antre de la bibliothèque. En classe, au lieu de leur faire ânonner leurs leçons, on leur demande des exposés de questions qui ne soient pas seule¬ment une récitation, mais un agencement ori¬ginal. Ils composent et jouent des pièces de théâtre qui sont la représentation de la vie ou de l'histoire, et rédigent des journaux où ils ont toute liberté d'exprimer leurs opinions.
L'enfant doit être habitué à l'idée de se di¬riger sans compter exclusivement sur une in¬fluence extérieure. La sollicitude exagérée produit des résultats fâcheux, mais, d'autre part, la sévérité a parfois les mêmes conséquences.
Un enfant qui tremble devant ses parents ou ses professeurs commence la vie dans des con¬ditions d'infériorité évidentes; il devient in¬quiet et ombrageux; à force d'entendre blâ¬mer ses actes, il finit par prendre défiance de lui-même; c'est un candidat à la timidité, en¬nemi de tout effort pour le mieux.
Il ne faut jamais décourager les enfants; il y a au contraire intérêt à souligner tous leurs efforts, à leur donner de bonnes suggestions. Il est bon que les parents se rendent compte du rôle de la suggestion dans l'éducation, rôle qui est, en général, complètement méconnu, pour le plus grand dommage des petits. Le cer¬veau de l'enfant est très malléable, très suggestible : tout ce qui sort de la bouche de ses parents et de ses maîtres est accepté comme « parole d'Evangile ». Tous les enfants ne se développent pas avec la même rapidité, que ce soit au point de vue physique ou au point de vue intellectuel. Il est donc très maladroit de répéter à un enfant: « Ah ça c’est malin ! (sous-entendu tu es stupide); tu ne fais jamais rien de bien; tu es toujours le dernier; tu es ridicule, etc... ». Plus vous répétez ces aménités et plus votre enfant se bute; vous êtes en grande partie responsable de ses in¬succès; et voilà un enfant destiné à devenir un timide.
C'est une suggestion négative désastreuse, que vous lui donnez ainsi et on n'a ja¬mais rien obtenu de cette façon. Au contraire, encouragez-le gentiment, parlez-lui doucement; montrez-lui qu'il peut faire beau¬coup mieux, qu'il est plus intelligent que beau¬coup de ses camarades. Qu'il n'entende que des paroles réconfortantes et vous ferez là un excellent travail de persuasion.
Vous profiterez de son sommeil pour lui faire de la suggestion. Lorsqu'il est endormi, approchez-vous de son lit et murmurez à son oreille les formules renfermant les idées que vous désirez voir se réaliser en lui, pal- exemple : « Tu es calme, obéissant, travailleur, tu as plaisir à travailler, tu as de l'amour-propre, tu arriveras facilement à être dans les pre¬miers de ta classe, tu as confiance en toi, etc... »
Il sera parfois nécessaire que le médecin psychothérapeute donne les premières sugges¬tions; mais le principal de la besogne sera fait par le père ou la mère, car c'est chaque jour que la suggestion doit être faite; il faudra là encore beaucoup de patience et de persévérance; quels parents reculeraient lorsqu'il s'agit de la santé et du bonheur de leurs pe¬tits ?
Il est bon que les grandes personnes discu¬tent avec l'enfant, ne serait-ce que pour l'aider à formuler son jugement, et pour le familia¬riser avec l'idée de son importance relative.
Ces discussions auront encore l'avantage d'exercer l'enfant à exprimer clairement sa pensée, en des termes précis.
Il faudra éviter tout balbutiement, toute hésitation de parole qui proviennent généralement du manque de fixité dans les idées, mais toujours sans brusquerie, en lui affirmant qu'il peut parler avec plus d'aisance.
Si un mot semble difficile à prononcer à l'enfant, on le lui fera répéter lentement plu¬sieurs fois dans le courant de la journée. Il prendra ainsi l'habitude de bien articuler. Il faut forcer les jeunes à discipliner leurs pensées avant de les exprimer.
« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement; et les mots pour le dire arrivent aisément... »
Le succès dans les examens dépend souvent plus de la façon aisée dont le candidat a répondu que de sa science réelle. Combien de timides échouent parce que leur trouble les a fait passer pour des ignorants!
Nous devons aussi éviter la faute qui, trop souvent, engendre la timidité: d'exiger la per¬fection des jeunes enfants. Certains petits êtres consciencieux désespérant de jamais at¬teindre là où l'on voudrait les conduire, se désolent et doutent d'eux-mêmes.
Les parents apprendront à l'enfant le maniement de l'autosuggestion. Il comprendra très vite les bienfaits de cette méthode, qu'il continuera d'utiliser toute sa vie.
Quelles règles devez-vous suivre si vous désirez guérir votre timidité ?
Suivez les prescriptions d'une hygiène bien comprise: levez-vous tôt et autant que possi¬ble à la même heure chaque jour. Le timide est souvent nonchalant; vous avez, au moment du lever, l'occasion d'un effort de vo¬lonté : ne perdez pas cette occasion, votre volonté se fortifiera si vous prenez l'habitude de l'exercer.
Dès que vous serez sorti de votre lit, il fera pendant un quart l'heure des exercices de culture phy¬sique, qui seront suivis d'une vingtaine d'inspirations profondes; entre chaque inspiration, répétez à mi-voix : « je me porte bien, je suis fort, je suis calme, je suis maître de mes nerfs, j'ai confiance en moi... , Ayez soin d'éviter tous les aliments qui augmentent votre émotivité: les épices, l'alcool, le café, le thé; l'alimentation sera surtout végétarienne. Il veillera sur son attitude, ses gestes et ses paroles. L'attitude a une grande importance : il existe en psychologie une loi, dite de répercus¬sion, dont il faut tenir compte.
« Les mouvements et attitudes du corps, pro¬duits artificiellement, dit Ribot, peuvent sus¬citer dans quelques cas les émotions correspondantes: gardez quelque temps la posture de la tristesse, et vous la sentirez vous en¬vahir. Mêlez-vous à une joyeuse société, réglez sur elle vos démarches extérieures, et vous éveillerez en vous une gaîté fugitive. Chez les hypnotisés, placez le bras dans l'atti¬tude de la menace, le poing fermé, l'expres¬sion se complète spontanément dans les traits du visage, et le reste du corps; de même pour l'expression de l'amour, de la prière, du mépris. Ici le mouvement est la cause et l'émotion est l'effet. Les deux cas sont réductibles à une formule unique: il y a entre tel mouvement et telle émotion une association indissoluble : l'émotion suscite les mouve¬ments et les mouvements suscitent l'émo¬tion... »
Nos pensées et nos émotions provoquent des réactions organiques, mais tout ce qui se passe dans notre corps, dans nos muscles, mo¬difie plus ou moins notre façon de penser et de sentir.
Si vous êtes en colère et que vous vous li¬vriez, à des manifestations extérieures bru¬tales : gestes désordonnés, paroles violentes, votre colère s'exaspère et vous conduit Dieu sait où, au crime parfois. On peut tuer dans un mouvement de colère...
Au contraire, si vous arrivez à juguler ces manifestations, il freiner vos gestes, à rester immobile, ne fût-ce que quelques secondes, à arrêter le flot de vos paroles, la colère tombe brusquement; vous avez retrouvé la maîtrise de votre esprit en vous composant une atti¬tude.
Servez-vous de cette loi de répercussion pour vous délivrer de la timidité; que votre démarche soit assurée, n'avancez pas dans la vie, le dos voûté, la tête rentrée dans les épau¬les, comme si toutes les catastrophes devaient fondre sur vous.
J'en connais qui, par leur attitude craintive, paraissent attirer tous les coups du sort. Ne faites pas comme eux; redressez-vous.
Dans la conversation, ayez les yeux fixés sur ceux de votre interlocuteur, et non sur le bout de vos souliers : si vous laissez errer votre regard dans l'espace ou si vous l'accrochez sur les différents objets qui vous entourent, vous donnerez une impression de timidité, de gêne, et même parfois de fausseté, alors que vous êtes l'homme le plus droit qu'il soit pos¬sible d'imaginer. De plus, vous manquez d'au¬torité et vous risquez d'être battu dans toutes les discussions.
Veillez sur l'harmonie de vos gestes; qu'ils ne soient pas saccadés pour ne pas déterminer des pensées et des impulsions regrettables. Cultivez les gestes larges, précis, rapides cependant, qui aideront à la précision de votre pensée, et la rendront plus facile à exprimer.
Surveillez votre voix, que vous ferez autant qu'il est en votre pouvoir harmonieuse et chaude.
Saisissez toutes les occasions qui se présentent à vous pour lutter contre votre défaut.
Au moins trois fois par jour entrez au hasard dans les boutiques qui se présentent à vous, dis¬cutez avec le vendeur de la qualité et du prix d'objets dont vous n’avez nul besoin, partez sur une phrase aimable, prometteuse d'un achat, le jour où vous aurez plus d’argent... Ce sera pour vous un excellent exercice. Que les vendeurs qui liront ces lignes ne m'en veuillent pas trop : ils ne perdront pas toujours leur temps; s'ils sont suffisamment persuasifs, adroits, s'ils savent trouver des arguments convaincants, s'ils arrivent à suggestionner leur client, ils remporteront la victoire.
L'acheteur débarrassé de sa timidité, osant enfin parier, dire ce qu'il désire, sera un bien meilleur client.
Raisonnez-vous; vous êtes trop égocentriste, tâchez de l'être moins, persuadez-vous que vous n’êtes pas le centre du monde, que tous les regards ne convergent pas sur vous, qu'on ne vous écoute pas avec tellement d'atten¬tion et qu'on n'attend pas de vous des merveil¬les; si vous vous persuadez que vous êtes le seul à penser tellement à ce que vous êtes, à ce que vous dites, à ce que vous faites, et vous vous serez beaucoup rappro¬ché de la guérison.
Quand vous serez bien pénétrés de cette idée que les gens s'occupent plutôt d'eux-mêmes que de vous, qu'ils ne passent pas leur temps à commenter vos mots et vos gestes, vous pourrez faire votre entrée dans le salon devant cinquante personnes, cela ira très bien.
Le soir, avant de vous coucher, vous aurez soin de refaire les exercices du matin, mouve¬ments, inspirations profondes et répétition des formules d'autosuggestion.
Une fois au lit, vous ferez votre examen de conscience et vous revivrez les victoires que vous avez remportées sur votre timidité; ainsi vous accroîtrez votre confiance; puis vous vous livrerez encore quelques minutes à l'autosuggestion, vous la ferez du bout des lèvres, sans chercher à fixer votre attention, mais en articulant et à voix suffisamment haute pour que vos oreilles l'entendent. Vous vous répéterez des formules de calme, de confiance en vous, formules positives autant que possible.
Toutes ces suggestions s'imposeront à votre esprit pendant votre sommeil, elles vous pro¬cureront des rêves agréables, pendant lesquels vous vous verrez tels que vous désirez être : forts, maîtres de vous, prêts à toutes les audaces, et ces rêves deviendront à leur tour des suggestions profitables qui aideront à votre transformation.
Si vous éprouvez quelque difficulté à vous auto-suggestionner par la parole, enregistrez les suggestions et réécoutez-les ou bien essayez de la suggestion visuelle, comme je vous l'ai conseillé plus haut; écrivez vos formules sur un grand carton. Attachez ce carton au pied de votre lit, regardez-le quelques instants avant de vous endor¬mir, pour qu'il soit gravé sur votre rétine; le subconscient sera approvisionné par l’œil au lieu de l'être par l'oreille; cette suggestion est puissante aussi: mais le mieux est d'associer la suggestion auditive et la suggestion visuelle, de répéter à mi-voix les paroles en les lisant sur le carton.
Que faut-il faire pour neutraliser le trac ? Certains auteurs, en particulier Charles Clerc, conférencier de grand talent, préten¬dent -- ce qui me parait inexact-- que le trac réside tout entier dans le manque de prépa¬ration. Le candidat serait pris «le trac parce qu'il n'aurait pas étudié suffisamment ses ma¬tières et s'en remettrait en partie à la chance. L'artiste n'aurait pas assez travaillé son rôle, et, pour cette raison, craindrait les infidélités de sa mémoire. Le conférencier aurait trop compté sur sa facilité d'improvisation...
Eh bien ! non, le trac ne réside pas uniquement dans le manque de préparation : nous connaissons tous des candidats consciencieux, des artistes qui, pendant de longs mois, ont composé leur rôle. des conférenciers bourrés de documents, qui, arrivés devant le jury ou le public, sont désarçonnés par le trac.
Néanmoins, nous devons reconnaître qu'une préparation insuffisante prédispose au trac. La base manque, le terrain est mouvant, on a plus de chances de s'enliser, c'est pourquoi celui qui veut échapper à cette hantise devra avant tout se bien préparer : première condi¬tion pour conserver l'équilibre mental.
Je viens de vous dire tout simplement, sans grands mots, ce que je pense de la timidité et du trac, et par quelles armes il faut lutter con¬tre ces ennemis de notre tranquillité morale.
J'ai laissé de coté le traitement médical, peu efficace, et le traitement psychanalytique, que j'aban¬donne à de plus compétents que moi. et qui sera utilisé surtout dans le trac sexuel. Pratiquez donc l'autosuggestion, c'est chose facile, à la por¬tée de tous, et, n'étant plus timides, n'ayant plus le trac, pleins de confiance en vous, vous aurez cette désinvolture, cet optimisme qui forcent le succès, car la fortune, comme les femmes, réserve ses sourires aux audacieux.
Dr René Fauvel

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25 November, 200825 November, 2008 Add comment2 comments divers divers

Comment
vous libérer du trac

1°- Selon le mode Coué:
Tous les matins, au réveil, et tous les soirs, aussitôt au lit, fermez les yeux, et sans chercher à fixer votre attention sur ce que vous dites, prononcez avec les lèvres, assez haut pour entendre vos propres paroles et en comptant sur une ficelle munie de vingt nœuds, les phrases suivantes: «Tous les jours à tous points de vue je vais de mieux en mieux ;j'ai confiance en moi; je suis sûr de moi; je suis toujours calme, quelles que soient les circonstances; je parle facilement en public, etc...»
Faites cette autosuggestion d'une façon aussi simple, aussi machinale que possible, par conséquent sans le moindre effort. En un mot, les formules doivent être répétées sur le ton employé pour réciter des litanies. De cette façon, l'on arrive à les faire pénétrer mécaniquement dans l'inconscient, et quand elles y ont pénétré elles agissent.
De plus chaque fois que, dans le courant de la journée, vous ressentirez une légère défaillance, affirmez-vous que vous n'y contribuerez pas consciemment et que vous allez le faire disparaître, puis, si possible, isolez-vous et étendez-vous, fermez les yeux et répétez les formules de suggestions appropriées: «Je suis calme», par exemple, si vous vous sentez agité et nerveux: «Ça se passe, ça se passe», si vous rougissez (au lieu de penser, comme vous aviez l'habitude de le faire, «je rougis, je me sens rougir»); «J'ai confiance en moi», si vous êtes pris d'un accès de timidité ou que vous vous sentez perdre pied, etc...


2°- Suggestion par la vue:
Ecrivez en grosses lettres des formules comme celles que vous lisez en lettres grasses à la fin de ce livre.
Vous mettez une de ces pancartes au pied de votre lit et vous fixez longuement le point noir chaque soir avant de vous endormir:
3°   Suggestion graphique:
Vous écrivez vos autosuggestions une vingtaine de fois, en prenant soin de bien former vos lettres. Et vous prononcez vos formules à haute voix en même temps que vous les fixez sur le papier. Cette suggestion, ainsi pratiquée, a l'avantage d'entrer dans le subconscient par trois chemins différents: l’œil, l'oreille et le muscle.
Nous avons très souvent reconnu, par exemple, l'efficacité d'une intervention amicale et souriante au moment où un événement nous bouleverse. Si un ami, d'un caractère posé et bienveillant, vient nous voir à ce moment-là et prononce quelques paroles sages, nous sentons aussitôt notre tourment décroître, notre inquiétude se calmer, notre trouble s'évanouir.
Nous serons donc à nous-mêmes cet ami raisonnable et bienveillant. Répétons-nous : Soyons raisonnable. Ce commentaire peut s'appliquer à certaines formules des pages en lettres grasses. Pour les autres, il faut se reporter à la méthode cartésienne. Elle consiste, d'après le philosophe, en ces longues chaînes de raisons, toutes simples et faciles, dont les mathématiciens ont coutume de se servir pour parvenir à leurs plus difficiles démonstrations.
• Le premier des préceptes de Descartes est de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie qu'on ne l'ait reconnue évidemment être telle, c'est-à-dire d'éviter soigneuse-ment la précipitation et la prévention.
• Le second est de diviser chacune des difficultés que l'on examine en autant de parcelles qu'il se peut et qu'il est requis pour les mieux résoudre.
• Le troisième est de conduire par ordre ses pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés jusqu'à la connaissance des plus composés.
• Un autre moyen de n'être pas rebuté par un travail qui vous paraît difficile est de l'imaginer comme à moitié réalisé déjà et ne présentant pas d'obstacles. D'ailleurs, on connaît la sage parole d'un moraliste: Les difficultés ne sont pas faites pour nous abattre, mais pour être abattues.
Le timide vaincra donc en se remémorant sans cesse tous ces préceptes que nous avons condensés en des phrases brèves et frappantes. Ces phrases, qui sont autant de suggestions, devront être placées sur les tables de travail ou épinglées au mur. Il sera facile au timide, lorsqu'il se prépare à sortir ou à entreprendre une corvée qui l'épouvante, ou à faire des démarches qui, d'avance, le paralysent, de se répéter à haute voix ces phrases stimulantes.
Pour l'artiste qui doit paraître en scène, pour le conférencier qui doit affronter un nombreux public, pour l'avocat, pour tous ceux qui ont à prendre la parole, nous donnons des formules qui ont fourni les meilleurs résultats à ceux qui les ont employées.
Certains objecteront qu'il faut avoir la volonté de se graver ces formules dans l'esprit, mais il sera facile de leur répondre que cette volonté qu'ils exercent en apprenant leurs rôles, en rédigeant leurs conférences ou leurs plaidoiries, il leur ai aisé de la mettre encore au service de leur réussite complète. D'ailleurs la volonté, nous l'avons dit, est moins ici en jeu que l'imagination et c'est pourquoi vous remarquerez, lecteurs, que dans nos formules le je veux accompagne toujours le je peux, mais en général il vaut mieux répéter: je suis fort que je peux et je veux être fort. Il vaut mieux dire en cas d'insomnies: « je dors » que « je veux dormir ».
 

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25 November, 200825 November, 2008 Add comment2 comments divers divers

Comment Maîtriser
la Timidité et le Trac

Connaissez-vous le trac ?
C'est d'abord l'angoisse, que tout le monde connaît et qui se localise tantôt à la gorge, tantôt dans la région du cœur, tantôt au creux de l'estomac; elle est souvent accompagnée d'une sensation d'étouffement et de constriction thoracique.
La sensation de palpitations est fréquente. Les troubles circulatoires sont ressentis comme une bouffée de chaleur au visage. On note parfois un malaise physique indéfinissable.
Le plus appréciable des symptômes moteurs est le tremblement, qui affecte de préférence les bras, les mains, les mollets, la langue, et peut, dans certains cas, devenir généralisé.
Il existe aussi un certain degré de faiblesse et de raideur musculaire: chez le pianiste intimidé les doigts peuvent se raidir au point de rendre l'exécution impossible. Chez le violoniste, les doigts se crispent, se déplacent, et le son monte.
La raideur musculaire qui se produit au moment de l'émotion donne lieu au phénomène suivant, signalé par Hartenberg: si dans une rue déserte, on est sur le point de croiser un passant qui vient en sens inverse sur le même trottoir, et si on le regarde fixement, il n'est pas rare qu'au moment du croisement l'inconnu laisse traîner une ou plusieurs fois son talon sur le sol: c'est un timide troublé par le regard fixe et chez qui une ébauche d'émotions a provoqué une raideur subite des jambes.
L'émotion peut provoquer de l'incoordination musculaire; les mouvements perdent leur harmonie; le timide n'a plus le contrôle de ses gestes; il devient gauche et maladroit; ses pieds se prennent dans le tapis, il se heurte aux meubles, fait rouler son chapeau par terre, en voulant le relever casse un bibelot. Au buffet il renverse sa tasse de thé ou sa coupe de champagne sur la robe de sa voisine, il ne sait plus ni marcher ni s'asseoir, ni que faire de ses pieds, de ses mains, de toute sa personne.
Les troubles de l'élocution sont fréquents; ils relèvent d'une quadruple cause:
-    psychique (confusion mentale)
-    laryngée (spasme des cordes vocales)
-    respiratoire (dyspnée) - linguale et labiale.

Le timide présente, au moment de l'accès, des troubles de l'idéation, en même temps que ses cordes vocales se crispent, et dans certains cas refusent tout service, occasionnant un véritable mutisme.
La respiration devient plus rapide, le chanteur a du mal à tenir sa note, à filer les sons, il se sent essoufflé, la voix s'affaiblit et souvent détonne.
L'orateur trébuche dans ses périodes, la langue, les lèvres, les joues participent aux troubles musculaires; la langue a perdu sa souplesse, les lèvres tremblent, d'où hésitation, bredouillement, bégaiement.
 

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Le trac des examens

Les variétés de trac sont nombreuses. Nous allons passer en revue les plus fréquentes.
Trac des examens tout d'abord. Bien peu de candidats y ont échappé. Rappelez-vous, timides, le calvaire des concours, la détresse infinie de tout l'être devant l'impuissance à rassembler les idées, à retrouver les souvenirs. A la première question, on voit le candidat pâlir, s'embrouiller dans les phrases les plus simples, qu'il n'arrive pas à terminer. Un examinateur malveillant peut lui faire dire les sottises les plus invraisemblables. «Le Rhône se jette bien dans la Manche ?... -- Oui Monsieur !» répondait un jour à un examen Anatole France intimidé.
Il arrive que le timide, pour masquer son trouble ou pour triompher, parle sans discontinuer, parfois avec brusquerie, et prend une attitude agressive. Il semble se moquer et indispose son examinateur, alors qu'au fond il a perdu tout contrôle.
Et vous, automobiliste, ancien aspirant au permis de conduire, évoquez vos souvenirs plus ou moins récents. Souvenez-vous de ce jour mémorable où, après une attente prolongée et une conversation qui roulait sur la sévérité de plus en plus grande de l'examen, l'ingénieur vous invita à prendre place près de lui. Vous qui étiez si fier de la façon dont vous aviez conduit les jours précédents, vous considériez ce jour-là avec anxiété tous les organes de manœuvre.
Jamais, au grand jamais, votre voiture n'avait possédé tant de boutons, de commandes, de pédales, de cadrans !

Essayons tout de même de partir !... Après quelques tâtonnements, on retrouve le bouton du démarreur.
Le démarreur tourne longtemps sans résultat... « - Vous avez oublié de mettre le contact...» Vous faites un bond brutal, et la voiture s'immobilise... « - Il faut penser au frein à main...» Puis vous partez délibérément.., en marche arrière... Vous appuyez à fond sur l'accélérateur quand vous auriez voulu freiner. Vous calez votre moteur un certain nombre de fois, et l'ingénieur vous prie de vouloir bien repasser un mois plus tard, après avoir reçu quelques leçons supplémentaires. Et pourtant, quand vous étiez seul, tout allait si bien !
Le trac vous a paralysé !

 
2
Le trac des artistes

Certains artistes - mais ils sont rares ceux-là tiennent à leur trac et le considèrent comme un élément nécessaire qui leur per¬met de développer au maximum toutes leurs qualités et de faire passer leur émotion jusqu'au plus profond de l'âme des spectateurs, tel Signoret, dont vous avez souvent applaudi le merveilleux talent.
A mes questions, Signoret répondit: «Le trac est une maladie qu'il faut avoir. Il faut plaindre les artistes qui ne l'ont pas. Voyez-vous, Monsieur, je pense que le trac est en corrélation exacte de l'importance qu'un artiste donne à son art. C'est vous dire que j'ai toujours eu le trac, que je l'ai encore, et que j'espère l'avoir toujours. Je ne regrette pas de souffrir un peu de cette terrible maladie qui, heureusement, n'est que passagère. Je ne le regrette pas car je bénéficie presque toujours d'une rapide et bienfaisante réaction qui me conduit vers le SUCCES».
Il est fort probable que Signoret n'a jamais connu le vrai trac, le trac qui fait bondir le cœur, coupe la respiration, rend aphone, fait un trou béant dans la mémoire. Mais il est un trac léger, une émotion presque inévitable qu'un bon artiste ressent au moment de paraître en public et qui, loin d'être nuisibles lui donnent une sensibilité plus vive, une compréhension plus poussée du rôle, et lui permettent de jouer avec plus de brio. L'acteur est comme grisé. Si donc le vrai trac est un désastre sur la scène, une certaine émotion doit être considérée comme utile et jamais nous ne chercherons à détruire cette émotion.
C'est sans doute ce premier degré de trac auquel Signoret fait allusion; dans ce cas je me déclare pleinement d'accord avec lui.
Edmée Favart, tout en souffrant du trac, en considère surtout le côté utile: c'est, sans qu'elle s'en doute, un moyen indirect de lutter contre lui.
«Le trac, dit-elle, maladie des débutants, pense le commun des mortels. Quelle erreur ! Il s'accroît au contraire avec la notoriété: plus on monte en grade, plus on en est la victime. La grande Sarah Bernhardt elle-même en a souffert jusqu'à son dernier jour. Ceci est très explicable: la responsabilité de la bataille étant réservée au général et non aux soldats».
«Ainsi que l'a enseigné Coué, on peut arriver à maîtriser le trac par l'éducation psychique. Pour ma part, je crois que nous devons subir ce divin supplice : il est un stimulant qui nous incite à mieux faire.»
 

3
Le trac des avocats
et des conférenciers

Qui pourrait croire que des hommes bavards par tempérament et doivent chaque jour prendre la parole en public pour défendre la veuve et l'orphelin, sont sujets à des tracs particulièrement angoissants ? Et pourtant cela est.
On se rappelle Cicéron dans toute la possession de ses moyens, incapable de prononcer son discours le mieux préparé: la Milonienne.
«Il faut citer, dit Dugas, ce que maître Cléry raconte des émotions, des angoisses qui précédaient les plaidoiries des maîtres du Palais, émotions se révélant chez quelques-uns par de véritables souffrances physiques. Paillet» par exemple, le jour d'une affaire importante, s'en allant à pied au Palais, rasant les murs en construction, dans le vague espoir qu'une poutre mal dirigée lui casserait la jambe, en disant: «c'est ça qui serait un bon prétexte pour ne pas plaider !»
«Et Chaix-d'Est-Ange, dont la main tremblait si fort qu'il pouvait à peine se raser sans se mettre la figure en sang. Et Bethmont, que j'ai vu au moment d'aborder la barre pris de vomissements presque incoercibles...» Au Palais, on dit que Waldeck-Rousseau, avant de prendre la parole dans une affaire importante, éprouvait les affres du trac.
Notons encore la fréquence des débâcles intestinales de Sarcey, qui devait choisir, pour se rendre à sa conférence, un itinéraire qui lui permettrait de passer devant des maisons amies... Il est d'usage, paraît-il, d'indiquer aux prédicateurs qui vont faire un sermon dans une paroisse étrangère, la retraite où ils pourront donner libre cours aux conséquences de leur émotion.
Les conférenciers aussi peuvent avoir le trac, mais c'est en général un trac moins violent que celui des artistes. Cela se conçoit aisément: le conférencier ne fait que parler sans jouer, et en cas de défaillance, il peut toujours compter sur ses notes.
Le professeur Mosso nous fait, dans son livre La Peur, un récit pittoresque de son trac lors de sa première conférence : "Je me souviens toujours de ce soir, et je m'en souviendrai longtemps... Je regardais derrière le rideau d'une porte vitrée qui donnait dans le grand amphithéâtre bondé d'auditeurs... J'étais nouveau venu dans ma chaire, je me sentais humble et presque repentant de m'être exposé à l'épreuve d'une conférence dans ce même amphithéâtre où avaient parlé maintes fois mes plus célèbres maîtres.
«A mesure que l'heure approchait, ma crainte augmentait ; j'avais peur de me troubler et de rester bouche béante et muet. Mon cœur battait avec force; j'éprouvais l'angoisse de celui qui regarde au fond du précipice. Je voulus alors jeter un coup d’œil sur mon discours, et me recueillir. Mon effroi fut grand en m'apercevant que j'avais perdu le fil de mes idées, et que je ne parvenais pas à relier les fragments de mon discours. Les expériences que j'avais répétées cent fois, de longues périodes que je savais par cœur, tout s'était évanoui comme si je n'y eusse jamais songé.
«Cette absence de mémoire fut pour moi le comble de l'inquiétude. Je vois encore l'appariteur prendre le bouton de la porte et ouvrir, puis, la porte à peine ouverte, je sens un frisson dans le dos, et un bourdonnement d'oreilles, je me trouve enfin près de la table, au milieu d'un silence terrifiant. Il me semblait que j'avais fait un plongeon dans une mer orageuse et que, sortant la tête de l'eau, je me fusse jeté sur un récif au milieu de ce vaste amphithéâtre».
«Mes premières paroles produisirent sur moi une singulière impression. Il me semblait que ma voix se perdait dans une immense solitude Où elle s'éteignait aussitôt émise. Après quelques paroles prononcées presque machinalement, je m'aperçus que j'avais déjà terminé mon exorde et je restai effrayé de ce que la mémoire avait pu me trahir à ce point, sur le passage où je me croyais le plus sûr; mais il n'était plus temps de retourner en arrière, et je poursuivis tout confus... L'amphithéâtre m'apparaissait comme un grand nuage».
«Peu à peu l'horizon s'éclaircit, et dans la foule je distinguai quelques visages bienveillants et amis sur lesquels mes yeux se fixèrent comme le noyé à une planche qui flotte... Puis, à côté, des personnes attentives qui approuvaient de la tête et rapprochaient leurs mains de l'oreille pour mieux cueillir mes paroles».
«Enfin, je me vois dans l'hémicycle, isolé, infime, chétif, humble, comme si je me confessais de mes fautes. La première et la plus vive émotion était passée, mais quelle sécheresse à la gorge et quelle flamme au visage !...
Comme ma respiration était entrecoupée et ma voix éteinte et tremblante! L'harmonie des périodes étaient souvent suspendue par une rapide inspiration, et j'arrivais péniblement à trouver assez d'haleine pour prononcer les dernières paroles qui achevaient ma pensée».
«Vers la fin, je sentis de nouveau le sang circuler, puis quelques minutes d'inquiétude s'écoulèrent encore; ma voix qui tremblait beaucoup, avait pris le ton persuasif de la conclusion, j'étais essoufflé et tout en nage. Les forces étaient sur le point de m'abandonner; en regardant les gradins de l'amphithéâtre, il me sembla que la gueule d'un monstre s'ouvrait peu à peu pour m'engloutir dès que j'aurais prononcé mes dernières paroles.»
M. Claretie connaissait également l'émotion. Elle se manifestait chez lui un peu avant de paraître en public, et atteignait son plus haut degré pendant le court instant durant lequel le conférencier s'avançait pour gagner la table. A ce moment, les idées les plus absurdes, les plus illogiques, lui passaient par la tête. Il se demandait ce qu'il venait faire là, quelle était l'utilité de cette épreuve, s'il ne serait pas infiniment mieux chez lui, tranquillement installé dans son cabinet.
Chez certains conférenciers, l'émotion a pour effet de précipiter le débit à tel point qu'une conférence qui devait normalement durer une heure est terminée au bout d'une demi-heure, l'orateur faisant des coupes sombres dans certains passages, sans se préoccuper de la logique du développement.
D'autres vont jusqu'à supprimer complètement la conférence.
Assolant, revenant d'un voyage en Amérique, était un jour invité à faire une causerie, et il avait pris pour thème le titre de son livre «La Vie aux Etats-Unis». La documentation ne lui manquait donc pas. Il s'installe derrière sa table et commence: «Messieurs, dit-il d'un air assuré, quand on veut partir pour l'Amérique.., quand on veut y aller.., on prend l’avion...» «On écoutait, quelque peu interloqué, rapporte Sarcey. Tout à coup nous le vîmes ramasser ses papiers, son livre, se lever en pied, descendre de la chaire...» «Et moi je prends la porte, nous dit-il..»
 

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Le trac sexuel

Le trac sexuel est au point de vue médical n des plus importants, car il est souvent cause d'impuissance. Je vois fréquemment des malades qui se plaignent d'impuissance. Il n'y en a pas deux sur dix chez lesquels on puisse déceler une cause organique: presque toujours il s'agit d'un émotif qui, par l'effet d'une mauvaise disposition physique ou mo¬rale, n'a pu se montrer à la hauteur des circonstances. Cet échec l'a vivement frappé, et tout aussitôt l'idée d'impuissance l'obsède, le hante; par la suite, chaque fois que les mêmes circonstances se reproduisent, il se pose le point d'interrogation: «Comment vais-je me comporter aujourd'hui ?» ou «Pourvu que…».
Il est inquiet, angoissé, il ne peut s'empêcher de penser à l'échec possible. Plus il veut chasser l'idée, plus elle revient. La suggestion s'est implantée en lui et le torture.
Ceci me remet en mémoire une petite histoire qui me fut contée récemment.
Un juif polonais avait envoyé son fils à la capitale faire de longues et coûteuses études de physique et de chimie. Lorsque les études furent terminées, le Juif appela son fils et lui dit: «Tu m'as coûté très cher, mais tu dois savoir beaucoup de choses. Il faut que tu me fabriques de l'or... - Fabriquer de l'or ? dit le fils estomaqué... - Oui, continue le père, il faut absolument que tu le fasses. Tu as dû apprendre cela à l'Université ?.... - Bien, répartit le fils; alors, prends ce mortier et ce pilon, pulvérise, broie ces cristaux, pendant trois heures. Si pendant ces trois heures tu n'as pas pensé une seule fois aux crocodiles, tu trouveras de l'or dans le fond de ton mortier...». Au bout d'une demi-heure, le Juif abandonnait son travail en disant : «C'est curieux, moi qui, en temps ordinaire, ne pense jamais aux crocodiles, je ne pense qu'à eux...».
Le même phénomène se produit chez l'émotif qui a subi un échec sexuel. Il essaie, au moyen de sa volonté, d'écarter l'image obsédante; l'imagination est maîtresse. Le «je voudrais, mais je ne peux pas» de Coué, reste vrai.
Et ceci nous démontre que si l'on veut guérir un impuissant psychique, on devra rééduquer non sa volonté, qui ne peut rien, mais son imagination, qui peut tout. On accumulera dans cette imagination des idées de confiance qui finiront bien par neutraliser les mauvais souvenirs.
Le docteur Cololian, dans une étude sur le trac, cite un cas de trac sexuel qu'il qualifie de rare, mais qu'avec une expérience déjà vieille en la matière, je qualifierai plutôt de fréquent. Il s'agissait d'un jeune ménage. Les premiers jours, le mari, timide et émotif, n'a pu rendre les hommages merveilleux que la jeune épouse était en droit d'exiger. Deux ans se sont écoulés. Le mari se sentait petit garçon auprès de sa femme. Sa timidité, son trac persistaient.
Un jour, cependant, il eut l'occasion avec une partenaire de passage de constater qu'il n'était pas si petit garçon que ça. Il a divorcé et s'est marié avec sa partenaire d'occasion; il fut heureux et eut des enfants.
Le trac sexuel dépend souvent de peu de chose. Le traitement moral tiendra ici la première place ; dans certains cas, la psychanalyse sera utile pour retrouver l'origine inconsciente de la timidité ou du trac. Dans tous les cas, la suggestion est indispensable.

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10 November, 200810 November, 2008 Add comment1 comments divers divers

Code de déontologie médicale
Titre 1 Devoirs généraux des médecins
Article 2
Le médecin, au service de l'individu et de la santé publique, exerce sa mission dans le respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité. Le respect dû à la personne ne cesse pas de s'imposer après la mort. Article 3
Le médecin doit, en toutes circonstances, respecter les principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l'exercice de la médecine. Article 4
Le secret professionnel, institué dans l'intérêt des patients, s'impose à tout médecin dans les conditions établies par la loi. Le secret couvre tout ce qui est venu à la connaissance du médecin dans l'exercice de sa profession, c'est-à-dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu'il a vu, entendu ou compris. Article 5
Le médecin ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit. Article 6
Le médecin doit respecter le droit que possède toute personne de choisir librement son médecin. Il doit lui faciliter l'exercice de ce droit. Article 7
Le médecin doit écouter, examiner, conseiller ou soigner avec la même conscience toutes les personnes quels que soient leur origine, leurs moeurs et leur situation de famille, leur appartenance ou leur non-appartenance à une ethnie, une nation ou une religion déterminée, leur handicap ou leur état de santé, leur réputation ou les sentiments qu'il peut éprouver à leur égard. Il doit leur apporter son concours en toutes circonstances. Il ne doit jamais se départir d'une attitude correcte et attentive envers la personne examinée. Article 8
Dans les limites fixées par la loi, le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu'il estime les plus appropriées en la circonstance. Il doit, sans négliger son devoir d'assistance morale, limiter ses prescriptions et ses actes à ce qui est nécessaire à la qualité, à la sécurité et à l'efficacité des soins. Il doit tenir compte des avantages, des inconvénients et des conséquences des différentes investigations et thérapeutiques possibles.
Article 9
Tout médecin qui se trouve en présence d'un malade ou d'un blessé en péril ou, informé qu'un malade ou un blessé est en péril, doit lui porter assistance ou s'assurer qu'il reçoit les soins nécessaires. Article 10
Un médecin amené à examiner une personne privée de liberté ou à lui donner des soins ne peut, directement ou indirectement, serait-ce par sa seule présence, favoriser ou cautionner une atteinte à l'intégrité physique ou mentale de cette personne ou à sa dignité. S'il constate que cette personne a subi des sévices ou des mauvais traitements, il doit, sous réserve de l'accord de l'intéressé, en informer l'autorité judiciaire. Toutefois, s'il s'agit des personnes mentionnées au deuxième alinéa de l'article 44, l'accord des intéressés n'est pas nécessaire. Article 11
Tout médecin doit entretenir et perfectionner ses connaissances; il doit prendre toutes dispositions nécessaires pour participer à des actions de formation continue.
1
Code de déontologie médicale
Tout médecin participe à l'évaluation des pratiques professionnelles.
Article 12
Le médecin doit apporter son concours à l'action entreprise par les autorités compétentes en vue de la protection de la santé et de l'éducation sanitaire. La collecte, l'enregistrement, le traitement et la transmission d'informations nominatives ou indirectement nominatives sont autorisés dans les conditions prévues par la loi. Article 13
Lorsque le médecin participe à une action d'information du public de caractère éducatif et sanitaire, quel qu'en soit le moyen de diffusion, il doit ne faire état que de données confirmées, faire preuve de prudence et avoir le souci des répercussions de ses propos auprès du public. Il doit se garder à cette occasion de toute attitude publicitaire, soit personnelle, soit en faveur des organismes où il exerce ou auxquels il prête son concours, soit en faveur d'une cause qui ne soit pas d'intérêt général. Article 14
Les médecins ne doivent pas divulguer dans les milieux médicaux un procédé nouveau de diagnostic ou de traitement insuffisamment éprouvé sans accompagner leur communication des réserves qui s'imposent. Ils ne doivent pas faire une telle divulgation dans le public non médical. Article 15
Le médecin ne peut participer à des recherches biomédicales sur les personnes que dans les conditions prévues par la loi; il doit s'assurer de la régularité et de la pertinence de ces recherches ainsi que de l'objectivité de leurs conclusions. Le médecin traitant qui participe à une recherche biomédicale en tant qu'investigateur doit veiller à ce que la réalisation de l'étude n'altère ni la relation de confiance qui le lie au patient ni la continuité des soins. Article 16
La collecte de sang ainsi que les prélèvements d'organes, de tissus, de cellules ou d'autres produits du corps humain sur la personne vivante ou décédée ne peuvent être pratiqués que dans les cas et les conditions définis par la loi. Article 17
Le médecin ne peut pratiquer un acte d'assistance médicale à la procréation que dans les cas et conditions prévus par la loi. Article 18
Un médecin ne peut pratiquer une interruption volontaire de grossesse que dans les cas et les conditions prévus par la loi; il est toujours libre de s'y refuser et doit en informer l'intéressée dans les conditions et délais prévus par la loi.
Article 19
La médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce. Sont interdits tous procédés directs ou indirects de publicité et notamment tout aménagement ou signalisation donnant aux locaux une apparence commerciale.
Article 20
Le médecin doit veiller à l'usage qui est fait de son nom, de sa qualité ou de ses déclarations. Il ne doit pas tolérer que les organismes, publics ou privés, où il exerce ou auxquels il prête son concours utilisent à des fins publicitaires son nom ou son activité professionnelle. Article 21
Il est interdit aux médecins, sauf dérogations accordées dans les conditions prévues par la loi, de distribuer à des fins lucratives des remèdes, appareils ou produits présentés comme ayant un intérêt pour la santé. Il leur est interdit de délivrer des médicaments non autorisés. 2
Code de déontologie médicale
Article 22
Tout partage d'honoraires entre médecins est interdit sous quelque forme que ce soit, hormis les cas prévus à l'article 94. L'acceptation, la sollicitation ou l'offre d'un partage d'honoraires, même non suivies d'effet, sont interdites. Article 23
Tout compérage entre médecins, entre médecins et pharmaciens, auxiliaires médicaux ou toutes autres personnes physiques ou morales est interdit. Article 24
Sont interdits au médecin: - tout acte de nature à procurer au patient un avantage matériel injustifié ou illicite; - toute ristourne en argent ou en nature, toute commission à quelque personne que ce soit; - en dehors des conditions fixées par l'article L. 365-1du code de la santé publique, la sollicitation ou l'acceptation d'un avantage en nature ou en espèces, sous quelque forme que ce soit, d'une façon directe ou indirecte, pour une prescription ou un acte médical quelconque. Article 25
Il est interdit aux médecins de dispenser des consultations, prescriptions ou avis médicaux dans des locaux commerciaux ou dans tout autre lieu où sont mis en vente des médicaments, produits ou appareils qu'ils prescrivent ou qu'ils utilisent. Article 26
Un médecin ne peut exercer une autre activité que si un tel cumul est compatible avec l'indépendance et la dignité professionnelles et n'est pas susceptible de lui permettre de tirer profit de ses prescriptions ou de ses conseils médicaux. Article 27
Il est interdit à un médecin qui remplit un mandat électif ou une fonction administrative d'en user pour accroître sa clientèle. Article 28
La délivrance d'un rapport tendancieux ou d'un certificat de complaisance est interdite. Article 29
Toute fraude, abus de cotation, indication inexacte des honoraires perçus et des actes effectués sont interdits.
Article 30
Est interdite toute facilité accordée à quiconque se livre à l'exercice illégal de la médecine. Article 31
Tout médecin doit s'abstenir, même en dehors de l'exercice de sa profession, de tout acte de nature à déconsidérer celle-ci.
Titre 2 Devoirs envers les patients
3
Article 32 Dès lors qu'il a accepté de répondre à une demande, le médecin s'engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science, en faisant appel, s'il y a lieu, à l'aide de tiers compétents. Article 33 Le médecin doit toujours élaborer son diagnostic avec le plus grand soin, en y consacrant le temps nécessaire, en s'aidant dans toute la mesure du possible des méthodes scientifiques les mieux adaptées et, s'il y a lieu, de concours appropriés.
Code de déontologie médicale
Article 34 Le médecin doit formuler ses prescriptions avec toute la clarté indispensable, veiller à leur compréhension par le patient et son entourage et s'efforcer d'en obtenir la bonne exécution. Article 35 Le médecin doit à la personne qu'il examine, qu'il soigne ou qu'il conseille, une information loyale, claire et appropriée sur son état, les investigations et les soins qu'il lui propose. Tout au long de la maladie, il tient compte de la personnalité du patient dans ses explications et veille à leur compréhension. Toutefois, dans l'intérêt du malade et pour des raisons légitimes que le praticien apprécie en conscience, un malade peut être tenu dans l'ignorance d'un diagnostic ou d'un pronostic graves, sauf dans les cas où l'affection dont il est atteint expose les tiers à un risque de contamination. Un pronostic fatal ne doit être révélé qu'avec circonspection, mais les proches doivent en être prévenus, sauf exception ou si le malade a préalablement interdit cette révélation ou désigné les tiers auxquels elle doit être faite. Article 36 Le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas. Lorsque le malade, en état d'exprimer sa volonté, refuse les investigations ou le traitement proposés, le médecin doit respecter ce refus après avoir informé le malade de ses conséquences. Si le malade est hors d'état d'exprimer sa volonté, le médecin ne peut intervenir sans que ses proches aient été prévenus et informés, sauf urgence ou impossibilité. Les obligations du médecin à l'égard du patient lorsque celui-ci est un mineur ou un majeur protégé sont définies à l'article 42. Article 37 En toutes circonstances, le médecin doit s'efforcer de soulager les souffrances de son malade, l'assister moralement et éviter toute obstination déraisonnable dans les investigations ou la thérapeutique. Article 38 Le médecin doit accompagner le mourant jusqu'à ses derniers moments, assurer par des soins et mesures appropriés la qualité d'une vie qui prend fin, sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage. Il n'a pas le droit de provoquer délibérément la mort. Article 39 Les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite. Article 40 Le médecin doit s'interdire, dans les investigations et interventions qu'il pratique comme dans les thérapeutiques qu'il prescrit, de faire courir au patient un risque injustifié. Article 41 Aucune intervention mutilante ne peut être pratiquée sans motif médical très sérieux et, sauf urgence ou impossibilité, sans information de l'intéressé et sans son consentement. Article 42 Un médecin appelé à donner des soins à un mineur ou à un majeur protégé doit s'efforcer de prévenir ses parents ou son représentant légal et d'obtenir leur consentement. En cas d'urgence, même si ceux-ci ne peuvent être joints, le médecin doit donner les soins nécessaires. Si l'avis de l'intéressé peut être recueilli, le médecin doit en tenir compte dans toute la mesure du possible. Article 43 Le médecin doit être le défenseur de l'enfant lorsqu'il estime que l'intérêt de sa santé est mal compris ou mal préservé par son entourage.
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Code de déontologie médicale
Article 44 Lorsqu'un médecin discerne qu'une personne auprès de laquelle il est appelé est victime de sévices ou de privations, il doit mettre en oeuvre les moyens les plus adéquats pour la protéger en faisant preuve de prudence et de circonspection. S'il s'agit d'un mineur de quinze ans ou d'une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état physique ou psychique il doit, sauf circonstances particulières qu'il apprécie en conscience, alerter les autorités judiciaires, médicales ou administratives. Article 45 Indépendamment du dossier de suivi médical prévu par la loi, le médecin doit tenir pour chaque patient une fiche d'observation qui lui est personnelle; cette fiche est confidentielle et comporte les éléments actualisés, nécessaires aux décisions diagnostiques et thérapeutiques. Dans tous les cas, ces documents sont conservés sous la responsabilité du médecin. Tout médecin doit, à la demande du patient ou avec son consentement, transmettre aux médecins qui participent à sa prise en charge ou à ceux qu'il entend consulter, les informations et documents utiles à la continuité des soins. Il en va de même lorsque le patient porte son choix sur un autre médecin traitant. Article 46 Lorsque la loi prévoit qu'un patient peut avoir accès à son dossier par l'intermédiaire d'un médecin, celui-ci doit remplir cette mission d'intermédiaire en tenant compte des seuls intérêts du patient et se récuser si les siens sont en jeu. Article 47 Quelles que soient les circonstances, la continuité des soins aux malades doit être assurée. Hors le cas d'urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d'humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. S'il se dégage de sa mission, il doit alors en avertir le patient et transmettre au médecin désigné par celui-ci les informations utiles à la poursuite des soins. Article 48 Le médecin ne peut pas abandonner ses malades en cas de danger public, sauf sur ordre formel donné par une autorité qualifiée, conformément à la loi. Article 49 Le médecin appelé à donner ses soins dans une famille ou une collectivité doit tout mettre en oeuvre pour obtenir le respect des règles d'hygiène et de prophylaxie. Il doit informer le patient de ses responsabilités et devoirs vis-à-vis de lui-même et des tiers ainsi que des précautions qu'il doit prendre. Article 50 Le médecin doit, sans céder à aucune demande abusive, faciliter l'obtention par le patient des avantages sociaux auxquels son état lui donne droit. A cette fin, il est autorisé, sauf opposition du patient, à communiquer au médecin-conseil nommément désigné de l'organisme de sécurité sociale dont il dépend, ou à un autre médecin relevant d'un organisme public décidant de l'attribution d'avantages sociaux, les renseignements médicaux strictement indispensables. Article 51 Le médecin ne doit pas s'immiscer sans raison professionnelle dans les affaires de famille ni dans la vie privée de ses patients. Article 52 Le médecin qui aura traité une personne pendant la maladie dont elle est décédée ne pourra profiter des dispositions entre vifs et testamentaires faites par celle-ci en sa faveur pendant le cours de cette maladie que dans les cas et conditions prévus par la loi. Il ne doit pas davantage abuser de son influence pour obtenir un mandat ou contracter à titre onéreux
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Code de déontologie médicale
dans des conditions qui lui seraient anormalement favorables. Article 53 Les honoraires du médecin doivent être déterminés avec tact et mesure, en tenant compte de la réglementation en vigueur, des actes dispensés ou de circonstances particulières. Ils ne peuvent être réclamés qu'à l'occasion d'actes réellement effectués. L'avis ou le conseil dispensé à un patient par téléphone ou correspondance ne peut donner lieu à aucun honoraire. Un médecin doit répondre à toute demande d'information préalable et d'explications sur ses honoraires ou le coût d'un traitement. Il ne peut refuser un acquit des sommes perçues. Aucun mode particulier de règlement ne peut être imposé aux malades. Article 54 Lorsque plusieurs médecins collaborent pour un examen ou un traitement, leurs notes d'honoraires doivent être personnelles et distinctes. La rémunération du ou des aides opératoires, choisis par le praticien et travaillant sous son contrôle, est incluse dans ses honoraires. Article 55 Le forfait pour l'efficacité d'un traitement et la demande d'une provision sont interdits en toute circonstance.
Titre 3 Rapports des médecins entre eux et avec les membres des autres professions de santé
Article 56 Les médecins doivent entretenir entre eux des rapports de bonne confraternité. Un médecin qui a un différend avec un confrère doit rechercher une conciliation, au besoin par l'intermédiaire du conseil départemental de l'ordre. Les médecins se doivent assistance dans l'adversité. Article 57 Le détournement ou la tentative de détournement de clientèle est interdit. Article 58 Le médecin consulté par un malade soigné par un de ses confrères doit respecter: - l'intérêt du malade en traitant notamment toute situation d'urgence; - le libre choix du malade qui désire s'adresser à un autre médecin. Le médecin consulté doit, avec l'accord du patient, informer le médecin traitant et lui faire part de ses constatations et décisions. En cas de refus du patient, il doit informer celui-ci des conséquences que peut entraîner son refus. Article 59 Le médecin appelé d'urgence auprès d'un malade doit, si celui-ci doit être revu par son médecin traitant ou un autre médecin, rédiger à l'intention de son confrère un compte rendu de son intervention et de ses prescriptions qu'il remet au malade ou adresse directement à son confrère en en informant le malade. Il en conserve le double. Article 60 Le médecin doit proposer la consultation d'un confrère dès que les circonstances l'exigent ou accepter celle qui est demandée par le malade ou son entourage. Il doit respecter le choix du malade et, sauf objection sérieuse, l'adresser ou faire appel à tout consultant en situation régulière d'exercice. S'il ne croit pas devoir donner son agrément au choix du malade, il peut se récuser. Il peut aussi conseiller de recourir à un autre consultant, comme il doit le faire à défaut de choix exprimé par le malade. A l'issue de la consultation, le consultant informe par écrit le médecin traitant de ses constatations,
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conclusions et éventuelles prescriptions en en avisant le patient. Article 61 Quand les avis du consultant et du médecin traitant diffèrent profondément, à la suite d'une consultation, le malade doit en être informé. Le médecin traitant est libre de cesser ses soins si l'avis du consultant prévaut auprès du malade ou de son entourage. Article 62 Le consultant ne doit pas de sa propre initiative, au cours de la maladie ayant motivé la consultation, convoquer ou réexaminer, sauf urgence, le malade sans en informer le médecin traitant. Il ne doit pas, sauf volonté contraire du malade, poursuivre les soins exigés par l'état de celui-ci lorsque ces soins sont de la compétence du médecin traitant et il doit donner à ce dernier toutes informations nécessaires pour le suivi du patient. Article 63 Sans préjudice des dispositions applicables aux établissements publics de santé et aux établissements privés participant au service public hospitalier, le médecin qui prend en charge un malade à l'occasion d'une hospitalisation doit en aviser le praticien désigné par le malade ou son entourage. Il doit le tenir informé des décisions essentielles auxquelles ce praticien sera associé dans toute la mesure du possible. Article 64 Lorsque plusieurs médecins collaborent à l'examen ou au traitement d'un malade, ils doivent se tenir mutuellement informés; chacun des praticiens assume ses responsabilités personnelles et veille à l'information du malade. Chacun des médecins peut librement refuser de prêter son concours, ou le retirer, à condition de ne pas nuire au malade et d'en avertir ses confrères. Article 65 Un médecin ne peut se faire remplacer dans son exercice que temporairement et par un confrère inscrit au tableau de l'ordre ou par un étudiant remplissant les conditions prévues par l'article L. 359 du code de la santé publique. Le médecin qui se fait remplacer doit en informer préalablement, sauf urgence, le conseil de l'ordre dont il relève en indiquant les nom et qualité du remplaçant ainsi que les dates et la durée du remplacement. Le remplacement est personnel. Le médecin remplacé doit cesser toute activité médicale libérale pendant la durée du remplacement. Article 66 Le remplacement terminé, le remplaçant doit cesser toute activité s'y rapportant et transmettre les informations nécessaires à la continuité des soins. Article 67 Sont interdites au médecin toutes pratiques tendant à abaisser, dans un but de concurrence, le montant de ses honoraires. Il est libre de donner gratuitement ses soins. Article 68 Dans l'intérêt des malades, les médecins doivent entretenir de bons rapports avec les membres des professions de santé. Ils doivent respecter l'indépendance professionnelle de ceux-ci et le libre choix du patient.
Titre 4 De l'exercice de la profession
1. Règles communes à tous les modes d'exercice
Article 69 L'exercice de la médecine est personnel; chaque médecin est responsable de ses décisions et de ses
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actes.
Article 70 Tout médecin est, en principe, habilité à pratiquer tous les actes de diagnostic, de prévention et de traitement. Mais il ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, entreprendre ou poursuivre des soins, ni formuler des prescriptions dans des domaines qui dépassent ses connaissances, son expérience et les moyens dont il dispose. Article 71 Le médecin doit disposer, au lieu de son exercice professionnel, d'une installation convenable, de locaux adéquats pour permettre le respect du secret professionnel et de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature des actes qu'il pratique ou de la population qu'il prend en charge. Il doit notamment veiller à la stérilisation et à la décontamination des dispositifs médicaux qu'il utilise et à l'élimination des déchets médicaux selon les procédures réglementaires. Il ne doit pas exercer sa profession dans des conditions qui puissent compromettre la qualité des soins et des actes médicaux ou la sécurité des personnes examinées. Il doit veiller à la compétence des personnes qui lui apportent leur concours. Article 72 Le médecin doit veiller à ce que les personnes qui l'assistent dans son exercice soient instruites de leurs obligations en matière de secret professionnel et s'y conforment. Il doit veiller à ce qu'aucune atteinte ne soit portée par son entourage au secret qui s'attache à sa correspondance professionnelle. Article 73 Le médecin doit protéger contre toute indiscrétion les documents médicaux concernant les personnes qu'il a soignées ou examinées, quels que soient le contenu et le support de ces documents. Il en va de même des informations médicales dont il peut être le détenteur. Le médecin doit faire en sorte, lorsqu'il utilise son expérience ou ses documents à des fins de publication scientifique ou d'enseignement, que l'identification des personnes ne soit pas possible. A défaut, leur accord doit être obtenu. Article 74 L'exercice de la médecine foraine est interdit; toutefois, des dérogations peuvent être accordées par le conseil départemental de l'ordre dans l'intérêt de la santé publique. Article 75 Conformément à l'article L. 363 du code de la santé publique, il est interdit d'exercer la médecine sous un pseudonyme. Un médecin qui se sert d'un pseudonyme pour des activités se rattachant à sa profession est tenu d'en faire la déclaration au conseil départemental de l'ordre. Article 76 L'exercice de la médecine comporte normalement l'établissement par le médecin, conformément aux constatations médicales qu'il est en mesure de faire, des certificats, attestations et documents dont la production est prescrite par les textes législatifs et réglementaires. Tout certificat, ordonnance, attestation ou document délivré par un médecin doit être rédigé lisiblement en langue française et daté, permettre l'identification du praticien dont il émane et être signé par lui. Le médecin peut en remettre une traduction au patient dans la langue de celui-ci. Article 77 Dans le cadre de la permanence des soins, c'est un devoir pour tout médecin de participer aux services de garde de jour et de nuit. Le conseil départemental de l'ordre peut néanmoins accorder des exemptions, compte tenu de l'âge du médecin, de son état de santé, et, éventuellement, de ses conditions d'exercice. Article 78 8
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Lorsqu'il participe à un service de garde, d'urgences ou d'astreinte, le médecin doit prendre toutes dispositions pour être joint au plus vite. Il est autorisé, pour faciliter sa mission, à apposer sur son véhicule une plaque amovible portant la mention "médecin-urgences", à l'exclusion de toute autre. Il doit la retirer dès que sa participation à l'urgence prend fin. Il doit tenir informé de son intervention le médecin habituel du patient, dans les conditions prévues à l'article 59. Article 79 Les seules indications qu'un médecin est autorisé à mentionner sur ses feuilles d'ordonnances sont: 1° Ses nom, prénoms, adresse professionnelle, numéros de téléphone et de télécopie, jours et heures de consultation; 2° Si le médecin exerce en association ou en société, les noms des médecins associés; 3° Sa situation vis-à-vis des organismes d'assurance maladie; 4° La qualification qui lui aura été reconnue conformément au règlement de qualification établi par l'ordre et approuvé par le ministre chargé de la santé; 5° Ses diplômes, titres et fonctions lorsqu'ils ont été reconnus par le Conseil national de l'ordre; 6° La mention de l'adhésion à une société agréée prévue à l'article 64 de la loi de finances pour 1977; 7° Ses distinctions honorifiques reconnues par la République française. Article 80 Les seules indications qu'un médecin est autorisé à faire figurer dans les annuaires à usage du public, quel qu'en soit le support, sont: 1° Ses nom, prénoms, adresse professionnelle, numéros de téléphone et de télécopie, jours et heures de consultation; 2° Sa situation vis-à-vis des organismes d'assurance maladie; 3° La qualification qui lui aura été reconnue conformément au règlement de qualification, les diplômes d'études spécialisées complémentaires et les capacités dont il est titulaire. Article 81 Les seules indications qu'un médecin est autorisé à faire figurer sur une plaque à son lieu d'exercice sont ses nom, prénoms, numéro de téléphone, jours et heures de consultations, situation vis-à-vis des organismes d'assurance maladie, diplômes, titres et qualifications reconnus conformément aux 4 et 5 de l'article 79. Une plaque peut être apposée à l'entrée de l'immeuble et une autre à la porte du cabinet; lorsque la disposition des lieux l'impose, une signalisation intermédiaire peut être prévue. Ces indications doivent être présentées avec discrétion, conformément aux usages de la profession. Lorsque le médecin n'est pas titulaire d'un diplôme, certificat ou titre mentionné au 1° de l'article L. 356-2 du code de la santé publique, il est tenu, dans tous les cas où il fait état de son titre ou de sa qualité de médecin, de faire figurer le lieu et l'établissement universitaire où il a obtenu le diplôme, titre ou certificat lui permettant d'exercer la médecine. Article 82 Lors de son installation ou d'une modification de son exercice, le médecin peut faire paraître dans la presse une annonce sans caractère publicitaire dont le texte et les modalités de publication doivent être préalablement communiqués au conseil départemental de l'ordre. Article 83 Conformément à l'article L. 462 du code de la santé publique, l'exercice habituel de la médecine, sous quelque forme que ce soit, au sein d'une entreprise, d'une collectivité ou d'une institution ressortissant au droit privé doit, dans tous les cas, faire l'objet d'un contrat écrit. Ce contrat définit les obligations respectives des parties et doit préciser les moyens permettant aux médecins de respecter les dispositions du présent code. Tout projet de contrat peut être communiqué au conseil départemental de l'ordre, qui doit faire connaître ses observations dans le délai d'un mois. Toute convention ou renouvellement de convention avec un des organismes prévus au premier alinéa, en vue de l'exercice de la médecine, doit être communiqué au conseil départemental intéressé, de même que les avenants et règlements intérieurs lorsque le contrat y fait référence. Celui-ci vérifie sa conformité
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avec les prescriptions du présent code ainsi que, s'il en existe, avec les clauses essentielles des contrats types établis soit par un accord entre le conseil national et les collectivités ou institutions intéressées, soit conformément aux dispositions législatives ou réglementaires. Le médecin doit signer et remettre au conseil départemental une déclaration aux termes de laquelle il affirmera sur l'honneur qu'il n'a passé aucune contre-lettre ou avenant relatifs au contrat soumis à l'examen du conseil. Article 84 L'exercice habituel de la médecine, sous quelque forme que ce soit, au sein d'une administration de l'Etat, d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public doit faire l'objet d'un contrat écrit, hormis les cas où le médecin a la qualité d'agent titulaire de l'Etat, d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public ainsi que les cas où il est régi par des dispositions législatives ou réglementaires qui ne prévoient pas la conclusion d'un contrat. Le médecin est tenu de communiquer ce contrat à l'instance compétente de l'ordre des médecins. Les observations que cette instance aurait à formuler sont adressées par elle à l'autorité administrative intéressée et au médecin concerné.
2. Exercice en clientèle privée
Article 85 Un médecin ne doit avoir, en principe, qu'un seul cabinet. Il y a cabinet secondaire lorsqu'un médecin reçoit en consultation de façon régulière ou habituelle des patients dans un lieu différent du cabinet principal; la création ou le maintien d'un cabinet secondaire, sous quelque forme que ce soit, n'est possible qu'avec l'autorisation du conseil départemental de l'ordre intéressé. Cette autorisation doit être accordée si l'éloignement d'un médecin de même discipline est préjudiciable aux malades et sous réserve que la réponse aux urgences, la qualité et la continuité des soins soient assurées. L'autorisation est donnée à titre personnel et n'est pas cessible. Elle est limitée à trois années et ne peut être renouvelée qu'après une nouvelle demande soumise à l'appréciation du conseil départemental. L'autorisation est révocable à tout moment et doit être retirée lorsque l'installation d'un médecin de même discipline est de nature à satisfaire les besoins des malades. En aucun cas, un médecin ne peut avoir plus d'un cabinet secondaire. Les dispositions du présent article ne font pas obstacle à l'application, par les sociétés civiles professionnelles de médecins et leurs membres, de l'article 50 du décret n° 77-636 du 14 juin 1977 et par les sociétés d'exercice libéral, de l'article 14 du décret n° 94-680 du 3 août 1994. Les interventions ou investigations pratiquées pour des raisons de sécurité dans un environnement médical adapté ou nécessitant l'utilisation d'un équipement matériel lourd soumis à autorisation ne constituent pas une activité en cabinet secondaire. Article 86 Un médecin ou un étudiant qui a remplacé un de ses confrères pendant trois mois, consécutifs ou non, ne doit pas, pendant une période de deux ans, s'installer dans un cabinet où il puisse entrer en concurrence directe avec le médecin remplacé et avec les médecins qui, le cas échéant, exercent en association avec ce dernier, à moins qu'il n'y ait entre les intéressés un accord qui doit être notifié au conseil départemental. A défaut d'accord entre tous les intéressés, l'installation est soumise à l'autorisation du conseil départemental de l'ordre. Article 87
Il est interdit à un médecin d'employer pour son compte, dans l'exercice de sa profession, un autre médecin ou un étudiant en médecine. Toutefois, le médecin peut être assisté en cas d'afflux exceptionnel de population dans une région déterminée. Dans cette éventualité, si l'assistant est un docteur en médecine, l'autorisation fait l'objet d'une décision du conseil départemental de l'ordre; s'il s'agit d'un étudiant, l'autorisation est donnée par le préfet, dans les conditions définies par la loi. Dans l'un et l'autre cas, le silence gardé par le conseil départemental ou
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le préfet vaut autorisation implicite à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la date de réception de la demande. Les dispositions du présent article ne font pas obstacle à l'accomplissement de stages de formation universitaire auprès du praticien par des étudiants en médecine, dans les conditions légales. Article 88
Par dérogation au premier alinéa de l'article 87, le médecin peut être assisté dans son exercice par un autre médecin en cas de circonstances exceptionnelles, notamment d'épidémie, ou lorsque, momentanément, son état de santé le justifie. L'autorisation est accordée à titre exceptionnel par le conseil départemental pour une durée limitée à trois mois, éventuellement renouvelable. Le silence gardé par le conseil départemental vaut autorisation implicite à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la date de réception soit de la demande d'autorisation, soit de la demande de renouvellement. Article 89 Il est interdit à un médecin de faire gérer son cabinet par un confrère. Toutefois, le conseil départemental peut autoriser, pendant une période de trois mois, éventuellement renouvelable une fois, la tenue par un médecin du cabinet d'un confrère décédé. Article 90
Un médecin ne doit pas s'installer dans un immeuble où exerce un confrère de même discipline sans l'accord de celui-ci ou sans l'autorisation du conseil départemental de l'ordre. Cette autorisation ne peut être refusée que pour des motifs tirés d'un risque de confusion pour le public. Le silence gardé par le conseil départemental vaut autorisation tacite à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la date de réception de la demande. Article 91 Toute association ou société entre médecins en vue de l'exercice de la profession doit faire l'objet d'un contrat écrit qui respecte l'indépendance professionnelle de chacun d'eux. Il en est de même dans les cas prévus aux articles 65, 87 et 88 du présent code. Les contrats et avenants doivent être communiqués, conformément aux articles L. 462 et suivants du code de la santé publique, au conseil départemental de l'ordre, qui vérifie leur conformité avec les principes du présent code, ainsi que, s'il en existe, avec les clauses essentielles des contrats types établis par le conseil national. Toute convention ou contrat de société ayant un objet professionnel entre un ou plusieurs médecins d'une part, et un ou plusieurs membres des professions de santé d'autre part, doit être communiqué au conseil départemental de l'ordre des médecins. Celui-ci le transmet avec son avis au conseil national, qui examine si le contrat est compatible avec les lois en vigueur, avec le code de déontologie et notamment avec l'indépendance des médecins. Les projets de convention ou de contrat établis en vue de l'application du présent article peuvent être communiqués au conseil départemental de l'ordre, qui doit faire connaître ses observations dans le délai d'un mois. Le médecin doit signer et remettre au conseil départemental une déclaration aux termes de laquelle il affirme sur l'honneur qu'il n'a passé aucune contre-lettre ou avenant relatifs au contrat soumis à l'examen du conseil. Article 92 Un médecin ne peut accepter que dans le contrat qui le lie à l'établissement de santé où il est appelé à exercer figure une clause qui, en faisant dépendre sa rémunération ou la durée de son engagement de critères liés à la rentabilité de l'établissement, aurait pour conséquence de porter atteinte à l'indépendance de ses décisions ou à la qualité de ses soins. Article 93 Dans les cabinets regroupant plusieurs praticiens exerçant en commun, quel qu'en soit le statut juridique, l'exercice de la médecine doit rester personnel. Chaque praticien garde son indépendance professionnelle. Le libre choix du médecin par le malade doit être respecté. Sans préjudice des dispositions particulières aux sociétés civiles professionnelles ou aux sociétés d'exercice libéral, lorsque plusieurs médecins associés exercent en des lieux différents, chacun d'eux
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doit,